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QUÉBEC BASHING

27 mar. 08, 00h12

Quebec bashing : morceaux d'anthologie 


   Du Lac Meech à la délirante Jan Wong!

   Par Patrick Bourgeois

    Description :

Au temps de la Conquête, des chroniqueurs de la Nouvelle-Angleterre proposaient de briser le crâne des enfants de nos ancêtres qu’ils souhaitaient voir jeter à la mer. En ce début de XXIe siècle, la presse anglophone continue d’exprimer les propos les plus infâmes à propos des Québécois, que l’on présente comme des êtres fascistes, xénophobes, racistes, incompétents, sournois, stupides et malhonnêtes.

Dans le présent essai, Patrick Bourgeois s’efforce de comprendre le phénomène du Quebec bashing qui caractérise la vision que le Canada anglais entretient à propos du Québec, et ce, depuis toujours. Pour ce faire, les cas les plus spectaculaires sont présentés, par exemple celui de la délirante Jan Wong qui soutient que la tuerie du Collège Dawson a été provoquée par l’intolérance des Québécois envers les immigrants. Soyez bien assis, car le délire haineux du Canada anglais va bien plus loin que ce que vous pourriez imaginer!

Ces cas de délire anti-Québécois, Bourgeois les commente, les replace dans leur contexte historique et les explique. Surtout, il répond aux principales attaques articulées par les ennemis du Québec. Il faut notamment souligner la présence d’une importante section concernant l’extrême droite au Canada anglais. Comme quoi la paille que les Canadiens anglais croient voir dans l’œil du voisin n’est rien en comparaison de la poutre qu’ils ont dans le leur.

QUÉBEC BASHING @ Gilles Proulx

Écoutez Patrick Bourgeois en entrevue

nous parler entre autre de son livre QUÉBEC BASHING 

au 98,5 FM @ Gilles Proulx :

http://laliberation.quebec-hebergement.com/quebecbashingagilleproulx.wav

Quebec bashing : morceaux d'anthologie         25$ 

Éditions du Québécois  


Disponible dans les bonnes librairies ou par commande postale (chèque ou mandat-poste).

 

 

Patrick Bourgeois

Sujet: Quebec bashing à Christiane Charette   Lun 17 Mar - 14:17

Demain matin, à 9h, je serai à l'émission de Christiane Charette pour parler de mon nouveau livre sur le Quebec bashing.

...la suite sur le forum LE QUÉBÉCOIS 

 

QUÉBEC-BASHING @ RADIO-CANADA !!!

 

Opinion : Le soufflet de Radio-Canada à Patrick Bourgeois

Dans son mandat, Radio-Canada doit, et je cite son préambule : la société Radio-Canada, à titre de radiodiffuseur public national, devrait offrir des services de radio et de télévision qui comportent une très large programmation qui renseigne, éclaire et divertit .

Il est aussi dit, à l’alinéa ii : (la programmation de la société devrait à la fois) refléter la globalité canadienne et rendre compte de la diversité régionale du pays, tant au plan national qu’au niveau régional, tout en répondant aux besoins particuliers des régions.

Dans ce contexte, il est impératif que Radio-Canada puisse offrir, à TOUS les Canadiens, une information qui éclaire (c’est écrit dans le mandat) sur les réalités politiques, historiques, économiques et socioculturelles du Canada. Ce principe, violé allègrement par toutes les directions du grand chiffon, prend des allures de cavale depuis le vol du référendum de 1995, notamment avec M. Rabinovitch, l’actuel dirigeant et fédéraliste hargneux dont la qualité du français parlé et écrit est une honte pour tous les francophones de ce pays.

En effet, la règle implicite que tous les décideurs appliquent dans la boîte est celle qui est contenue dans la liste noire de Rabinovitch : tous les noms associés au mouvement indépendantiste ne peuvent et ne doivent pas venir sur les ondes radio-canadiennes pour promouvoir leurs idées, des faits historiques indéniables et leur perspective qui va à l’encontre de la vision de la majorité, laquelle est fédéraliste, multiculturelle, bilingue (pour qui ?), atomisée, post-moderne et pour qui le Québec n’est qu’une composante de plus à se fondre (marginalisée) dans la logique de la langue commune unique (l’anglais).

Le congédiement injustifié de Normand Lester parce que ses livres noirs sur le Canada anglais violaient le principe de neutralité imposé aux journalistes du grand chiffon en était un bon exemple. Idem pour François Parenteau à l’émission radiophonique animée par Joel Le Bigot. Deux indépendantistes notoires liquidés pour leur appartenance au mouvement souverainiste, ce qui n’a pas été le cas de la journaliste Christine St-Pierre dont la prise de position nette et publique en faveur de la présence militaire canadienne en Afghanistan lui a valu, de la part de son employeur, une réprimande symbolique de deux semaines au purgatoire, une candidature libérale et un poste de ministre dans le cabinet Charest.

En violation directe et répétée avec son mandat, le Société se donne impunément le droit d’écarter du débat public l’option politique de plus de 50% de la population qui, en 1995, ont voté Oui au référendum volé sur l’avenir politique du Québec.

Le soufflet à Bourgeois

C’est dans ce contexte de guerre larvée que Patrick Bourgeois, journaliste et tête dirigeante des éditions Le Québécois, vient de subir le soufflet de la Société démagogique Radio-Canada, plus précisément à la radio de Christiane Charette la semaine dernière.

Invité à parler de son nouveau brûlot, Québec bashing, Morceaux d’anthologie, Bourgeois reçoit l’invitation d’en parler à l’émission de Mme Charette. Heureux mais surpris, Il fait une heure d’auto pour se rendre dans les studios de RC à Matane. Il se prépare, entre en studio et attend qu’on lui donne le "cue" pour débuter l’entrevue avec l’animatrice. Tout va bien. Les techniciens vérifient le son, s’assurent de la qualité de la transmission et entendent l’animatrice défiler les invités.

Bourgeois étant le premier en lice, on l’invite à s’installer vers 9hrs pour entrer en ondes à 9hrs 08. Première surprise, le nom de Bourgeois n’apparaît pas dans la liste des invités annoncés par l’animatrice. Autre surprise, jamais Christiane Charette ne débute l’entrevue avec Bourgeois. Furieux, l’auteur se fait dire, au téléphone par Bruno Guglielimineti qui est le réalisateur de l’émission Christiane Charette en direct, que le sujet abordé est trop dense, qu’il ne peut être traité en sept minutes seulement et que, conséquemment, il faudrait en faire un débat contradictoire avec d’autres invités ultérieurement.

La mascarade, qui ne leurre personne, veut nous dire deux choses : que Radio-Canada est incapable de supporter les responsabilités liées à son mandat en reflétant la diversité (réelle) du Canada ; que la société d’État prouve, une fois de plus, que son rôle véritable est d’orienter les consciences vers le statut quo par la censure, la rhétorique mensongère, le biais idéologique et la désinformation au profit de la majorité anglophone.

Les Québécois indépendantistes paient aussi des impôts, vivent dans ce pays depuis 400 ans, adhèrent et pratiquent la politique selon les règles démocratiques avec (trop) de zèle et ont le droit, conséquemment, d’obtenir et de diffuser l’information pertinente qui circule dans un pays qui se réclame pompeusement d’être ouverte, tolérante et démocratique.

Parce que vivre en démocratie implique la connaissance avérée de faits factuels, historiques, politiques, socioculturels et économiques, des discussions ouvertes et honnêtes sur des sujets controversés tels l’indépendance du Québec, la racisme canadien-anglais, l’histoire du génocide culturel des francophones du Canada à l’extérieur du Québec, etc.. Ce que refuse systématiquement de faire la Société d’état en bâillonnant la parole indépendantiste, laquelle doit aussi retentir sur les ondes publiques canadiennes pour faire contrepoids au délire patriotique, avilissant, démagogique et hypocrite des Rick Mercer, Don Cherry et autres Georges Strombolopoulos (The Hour) d’un Canada anglais qui ignore et méprise, eux aussi , le Québec dont ils ne savent rien.

 

http://www.centpapiers.com/Le-soufflet-a-Patrick-Bourgeois,3393

 

 

Patrick Bourgeois nous parle de son dernier livre sur l'espèce de guerre psychologique que les Québécois subissent de la part des médias anglophones du roc. De ses enquêtes politiques passionnantes et de sa visite à l'émission de Christiane Charette ainsi que de la création du RRQ à Montréal

 QUÉBEC-BASHING @ RADIO-CANADA !!!

Ai-je vraiment vu le visage hideux de la censure?


Postée le 18/03 16:06


Mardi matin, de bonne heure, je pris la route en direction de Matane, là où j’étais attendu chez Radio-Canada. J’habite Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie, et pour me rendre au studio matanais de cette société d’État, je devais compter une bonne heure. La raison de ce voyage : la veille, les recherchistes de l’émission de Christiane Charette m’avaient invité à participer à l’émission du lendemain pour parler de mon nouveau livre intitulé Quebec bashing. Morceaux d’anthologie. Du Lac Meech à la délirante Jan Wong. Une bonne occasion de diffuser le message indépendantiste, me disais-je alors.

Connaissant Radio-Canada et son mandat lié à l’unité canadienne, je dois dire que je fus quelque peu surpris par cette invitation. Je me disais que le contenu de mon livre qui plongeait le nez du Canada anglais dans ses propres turpitudes à l’égard du Québec n’était rien pour plaire à la haute direction de ce média qui verse plus souvent qu’autrement dans la propagande fédéraliste. Naïf que je suis, je me dis alors que les temps étaient peut-être en train de changer, que l’organisation du Québécois devenait moins contournable qu’auparavant, d'où l'invitation que je reçus. Quel naïf j’étais!

Arrivé au studio de Radio-Canada, tout se passe bien. Les gens sont affables et heureux de nous accueillir, moi et ma copine. On me conduit prestement dans une salle d’où on me mettra très bientôt en contact avec le studio de Montréal. La technicienne de Matane me fait faire les tests de son, elle m’explique le fonctionnement du casque d’écoute, etc. Tout va bien. C’est ensuite le tour des techniciens de Montréal de communiquer avec moi afin de vérifier que le son est bon. Tout est encore correct, tout fonctionne rondement. Montréal me dit alors que j’entrerai en ondes à 9h08 environ. Il est alors 8h55. Je me prépare, répète mes formules les plus percutantes dans ma tête, bref, je suis prêt à rugir.

J’entends dans mon casque d’écoute que le thème de l’émission est enfin lancé. J’entends Christiane Charette présenter le contenu de son émission. Je m’aperçois alors que je ne commencerai pas l’émission comme prévu. Pas grave, que je me suis dit. L’important est de défendre les positions indépendantistes au cours de cette émission, et ce, peu importe quand je pourrai le faire. Plus Charette parle pour toujours mieux présenter son émission, et moins ma présence se fait sentir. Je vois ma copine dans l’autre studio qui commence à remuer et qui questionne le réalisateur matanais. Je trouve ça un peu inquiétant. La présentation de l’émission se termine et -Ô surprise-, je n’y figure pas. Ma copine demande au même réalisateur s’il est possible que j’aie été cavalièrement retiré de l’émission. Celui-ci lui répond que non, que jamais une telle chose s'est produite, que Christiane Charette s’apprête fort probablement à dire à ses auditeurs que, pour commencer l’émission, elle reçoit Patrick Bourgeois. Cela ne se produit pas. C’est plutôt le téléphone qui sonne alors dans l’autre studio. Ce n’est décidément pas bon signe, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le réalisateur matanais me fait alors signe, à travers la vitre, de venir le rejoindre dans l’autre studio. J’abandonne mon casque d’écoute, et m’exécute. Une fois rendu de l’autre côté de la vitre, il me dit que le réalisateur de l’émission de Christiane Charette, Bruno Guglielimineti, est au téléphone et il veut me parler. Je prends le combiné. Celui-ci me dit alors : « M. Bourgeois, on ne peut pas vous passer, on a trop de matériel dans l’émission d’aujourd’hui (NDLR : ils ne pouvaient pas s’en rendre compte la veille, lors de la réunion de production, et non pas à 9h03 le matin même de l’émission?). « Votre livre touche un sujet fort complexe, c’est très dense, et on ne croit pas que seulement sept minutes pour le ploguer soit suffisant ». En lieu et place d’une entrevue en cette matinée, Guglielimineti me propose autre chose : « Le mieux, ce serait de faire venir d’autres personnes pour discuter avec vous du contenu de votre livre. Mais on aurait besoin de temps pour trouver des lecteurs prêts à se prêter à l’exercice ». Je lui réponds -parce que j’avais bien compris qu’ils n’inviteraient pas Pierre Falardeau pour venir corroborer mes dires- : « Coudonc, est-ce un piège à cons que vous me tendez là? ». Guglielimineti de me répondre : « Bien sûr que non, ce n’est pas le genre de la maison ». « On n’est jamais trop prudent », lui ai-je alors répliqué. Avant de raccrocher, le réalisateur montréalais me promet 75$ pour me dédommager pour mon déplacement, un cachet d’invité qu’il appelait ça.

Je raccroche, et je ne suis pas très content, c’est évident. C’est que j’avais bien compris que je venais fort probablement de perdre mon tour, que Radio-Canada allait maintenant pouvoir prétexter que personne n’a accepté de venir discuter de mon livre avec moi, à l’émission de Christiane Charette et que, dans ces circonstances, c’est bien dommage, mais je devrai oublier la « plogue » pour mon livre de séparatiste!!! Je puis me tromper, mais ça augure mal disons.

Je vois dans le visage des membres du personnel de Radio-Canada de Matane qu’ils sont éberlués. Ils n’en reviennent tout simplement pas du manque de respect dont je suis alors victime, et ils ne se gênent pas pour me le dire. La réceptionniste, quant à elle, est quasiment furieuse. « Ça ne se fait pas des affaires de même », m’a-t-elle dit. Et que dire de ma copine, elle dont les sentiments sont d’ordinaire, dans de telles circonstances, toujours fort tempérés : « J’espère que tu vas te battre! ». « Mais qu’est-ce que tu veux que j’y fasse? », lui ai-je alors dit. « Je ne peux quand même pas les forcer à m’interviewer, c’est eux qui contrôlent la criss de boîte, et nos dirigeants patentés du mouvement indépendantiste l’acceptent sans broncher. Ils trouvent ça normal qu’on soit ainsi exclu des ondes qu’on finance pourtant avec nos criss de taxes! ». C’est dans cet état d’esprit qu’on a quitté le studio matanais de Radio-Canada.

De retour à la maison, j’ai appelé mon fidèle conseiller René Boulanger, lui qui a toujours le don de me remonter le moral. Il m’a alors dit : « Patrick, tu déranges, tu les attaques et c’est normal que tu reçoives des coups. Ce qu’il faut faire maintenant, c’est trouver la meilleure façon d’embarrasser Radio-Canada avec cette affaire ». On parle et on jase afin d’identifier la meilleure stratégie, et finalement, Boulanger a une idée lumineuse, pour ne pas dire géniale. Il me la confie, me l’explique et me convainc dès lors. « J’endosse totalement ton plan mon René », que je lui ai alors dit. « Ça va péter en bordel si on réussit notre coup », ajoutai-je.

Il nous reste maintenant à tout préparer pour que notre plan réussisse avant de pouvoir vous en présenter les détails. Mais promis, on le fera. C’est ma blonde qui va être contente parce que oui, on va se battre, et pour vrai!

Patrick Bourgeois


Des excuses? Non, des réprimandes!


Postée le 19/03 16:18


On vit dans un drôle de monde quand même.

Le traitement cavalier qui me fut réservé par Radio-Canada, hier matin, n'a pas semblé suffire à certains. Le fait de m'avoir signifié à la dernière minute que je ne serais pas autorisé à participer à l'émission de Christiane Charette ne se justifierait aucunement de la façon dont je l'ai présentée sur mon blogue, hier. Je n’ai pas été coupé à quelques minutes d’entrer en ondes parce que je dérange certaines personnes de la direction ou qui occupent d’autres fonctions, non pas. Ceux qui le croient versent dans la pure fabulation. Je l’ai fait, je fabule donc…Mauvais garçon que je suis! C'est en tout cas ce qu'un recherchiste de l'émission de Christiane Charette a tenu à me faire fermement comprendre, par téléphone.

Le recherchiste en question, choqué qu'il était par ce qu'il avait lu sur mon blogue (Radio-Canada fréquente mon blogue, hé bien!), m'a appelé aujourd'hui même - à peu près à l'heure où commencent normalement les émissions de production pour l'émission de Christiane Charette (!)- pour me dire sèchement: « Il n'y a pas de complot antisouverainiste à Radio-Canada, M. Bourgeois. Vous n'êtes pas crédible lorsque vous le prétendez. La preuve : participent régulièrement à nos émissions Josée Legault et Bernard Landry (NDLR c’est vrai que leurs passages se caractérisent toujours par des attaques bien senties contre le régime, vaut mieux entendre ça que d’être sourd!) ». Il a ajouté : « Il n’y a rien de spécial à ce que vous ayez été retiré de l’émission à la dernière minute. C’est comme ça que ça marche une quotidienne qui traite d’actualité. Il nous arrive même de retirer des invités en cours d’émission ». Les invités ne sont pas payés, et Radio-Canada se permet de les niaiser en les retournant chez eux à la dernière minute. C’est étonnant qu’on se bouscule malgré tout au portillon pour participer à leurs émissions…

J’ai quand même fait remarquer au recherchiste qu’on ne m’avait pas seulement exclu de l’émission, mais qu’on en avait en plus profité pour transformer l’invitation qu’on est censée me présenter à nouveau (Dieu seul sait quand et le diable s'en doute), une façon qu’ils ont trouvée pour se racheter. Le nouveau concept retenu par l’émission de Christiane Charette me permettrait de parler de mon livre en compagnie d’un fédéraliste qui saura très certainement apprécier le contenu de celui-ci, c’est l’évidence même! À cela, le recherchiste a répondu : « Vous n’êtes quand même pas timide au point de refuser de vous frotter à quelqu’un ayant un autre point de vue que le vôtre! On a dernièrement reçu Pratte et Facal pour parler de leur livre. C’est une approche plus intéressante que l’entrevue one on one ». Tout d’abord, Pratte et Facal ont écrit leur livre ENSEMBLE, alors que moi, j’ai écrit mon livre seul, et non pas avec William Johnson, Diane Francis ou Noah Richler. Remarquez que ça ne me dérange aucunement de me confronter à quelque fédéralistes que ce soit sur le plateau d’une émission. Je préfère les avoir en face de moi que de lire ce qu’ils peuvent dire à mon sujet dans des tribunes où je ne puis jamais rien répliquer pour me défendre. Avoir la possibilité de leur répondre en pleine face, à ces petits personnages qui bavent de loin, ça ferait changement. Mais je sais également fort bien que les fois où j’ai défié les fédéralistes pour qu’ils m’affrontent en personne, ils se sont toujours défilés. Ils soutiennent, entre autres, que je les insulterais s’ils se prêtaient au jeu. C’est probablement ce qu’André Pratte, à l’instar de ses coreligionnaires, a expliqué aux recherchistes auxquels j’avais demandé, dans le cadre de l’Affaire Michaëlle Jean, de le convaincre de venir m’affronter dans les médias, lui qui s’y est toujours refusé. Cette fois là aussi il a décliné mon invitation. Pourtant, je me disais que ça aurait été plus intéressant comme formule qu’une simple entrevue "one on one" (!)

J’ai aussi fait remarquer au recherchiste de l’émission de Christiane Charette que retourner chez lui quelqu’un qui habite la ville où est située le studio de Radio-Canada, sans lui permettre de participer à l’émission, c’est quand même un peu moins pire que de retourner quelqu’un qui aura lui, en tout, effectué des heures de voiture pour s’y rendre et attendu une bonne demi-heure sur place avant que ne tombe le verdict : « Vous êtes exclu! » En ce qui me concerne, c’est au moins deux heures et demie que j’ai perdues dans cette opération. « Mais on vous a dit qu'on vous donnerait 75$ », m’a répliqué le recherchiste. Il semblerait que c’est là le prix auquel on a fixé le droit de niaiser les gens à Radio-Canada. On ne vaut pas cher, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le recherchiste a laissé tomber, à la suite des quelques commentaires que j’ai pu placer lors des admonestations qu’il me réservait, qu’il aurait dû mieux planifier la façon dont je serais reçu par Radio-Canada. « J’ai compris que lorsqu’on veut vous inviter, faut être paddé de tous les côtés. J’ai compris, la prochaine fois, je vous inviterai au moins deux ou trois jours d’avance », m’a-t-il alors dit. Avant de clore cette conversation, il m’a laissé entendre qu’il me donnerait des nouvelles par rapport à mon passage à l’émission de Christiane Charette, un moment donné, au cours de la semaine prochaine. Il a raccroché en oubliant de me demander de lui envoyer une autre copie de mon livre en service de presse, copie qu’ils doivent remettre à l’autre invité qui viendrait dénoncer mon livre, en ma présence. Une telle demande n’a pas davantage été adressée à mon éditeur Pierre-Luc Bégin, comme Guglielimineti, le réalisateur de l’émission, me l’avait pourtant dit hier.

On vit quand même dans un drôle de monde, pas vrai? C’est moi qui s’est fait dire à la dernière minute par Radio-Canada que mes services n’étaient plus requis, c’est moi qui n’a pas eu la chance de parler de mon livre en public, c’est moi qui doit se contenter de 75$ pour tout le temps qu’on m’a fait perdre, mais c’est quand même moi qui se fait chicaner!!! Je n’ai pas le droit de dire, sur un modeste blogue, que j’aurais pu être coupé de l’émission à cause de mes idées. Méchant garçon que je suis! Probablement que le prétendre comme je l’ai fait relève de la maladie mentale. Une chose est sûre, on est au moins deux fous au Québec. Car la seule autre personne que je connais et à qui une telle aventure est arrivée chez Radio-Canada, c’est Pierre Falardeau. Probablement que lui aussi invente des complots dans sa tête. Ça doit être pour ça qu’il écrit dans Le Québécois après tout… Excusons-nous donc. En mon nom et en son nom, je tiens à m’incliner bien bas devant le Grand Maître Radio-Canada. Jamais plus je ne te manquerai de respect, Ô grand Vizir de tous les médias. Promis, juré, craché! Craccccchhhhhhe pfiuuuuuttt. (C'est le bruit du crachat...)

Ben oui, et puis quoi encore!


Patrick Bourgeois

 

 

 

 

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QUÉBEC BASHING @ Gilles Proulx

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