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Mon billet du 10 novembre

11 nov. 07, 12h41
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KANDAHAR, Afghanistan – Depuis la mort du diplomate Glyn Berry en janvier 2006, la sécurité est devenue une préoccupation majeure pour l’Équipe Provinciale de Reconstruction de Kandahar. En conséquence, c’est en octobre de la même année que fut déployée la compagnie de Protection de la force (cie FP), chargée de la sécurité de l’ÉPRK.             Depuis son implantation, elle a maintes fois prouvé son utilité, assurant aux membres militaires et non-militaires de L’ÉPRK un sentiment de quiétude qui, faut-il l’avouer, serait absent étant donné le climat actuel dans la province de Kandahar. Historiquement, l’activité ennemie diminue alors qu’arrivent les mois plus froids et pluvieux qui couvrent la période de la fin du Ramadan à la fin de l’hiver. Cette année, l’insurrection talibane tente de maintenir sa présence dans la région de Kandahar toute l’année durant.             Dura...
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Rupture du silence radio.

11 nov. 07, 02h03
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Tout d'abord, je tiens à m'excuser de ce silence un peu long, mais les trois dernières semaines furent très chargées pour l'Équipe Provinciale de Reconstruction...Plus de détail à venir au cours des prochains billets.Je vous écris ici sous une forme un peu plus personnelle pour vous rassurer, le blogue reprendra son train normal au cours des prochaines semaines.Bonne lecture! Cplc M. Forgues
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Mon billet du 20 octobre

26 oct. 07, 14h49
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Ce n’est un secret pour personne, un séjour prolongé loin des siens représente une dure épreuve tant pour la personne absente que pour celles et ceux qui restent derrière.Dans la plupart des cas, tout se passe bien et le retour au bercail constitue parfois même une occasion de réaffirmer, voire renforcer, des liens que nous avons avec les gens qui nous sont chers.Cependant, tous n’ont pas cette chance et il arrive que, pour certains militaires déployés en Afghanistan, cette mission constitue une bataille sur d’autres fronts.Originaire de Boucherville, le caporal C. (qui requiert l’anonymat) est membre du Régiment de Maisonneuve, une unité de réserve basée à Montréal. Le jeune homme de 24 ans a entamé, un peu avant son départ pour Kandahar, une relation amoureuse avec J., une amie qu’il connaissait déjà depuis quelques années. Cette relation était, selon lui, très prometteuse. Les signes allant en ce sens ne manquaient pas. Les vacances pré-déploiement furent une occasion dorée pour pr...
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Mon billet du 6 octobre

7 oct. 07, 16h44
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Je vous invite à consulter mes nouvelles photos ainsi que les articles de Fabrice de Pierrebourg lors de son passage en Afghanistan.*** La plupart des grands médias qui couvrent la mission afghane parlent presque exclusivement de ce que j’appellerais les « trois C Â» : combats, cercueils et controverses. Certains opposants parlent, à tort, de « guerre d’agression Â» et d’ Â« occupation Â» (je me demande d’ailleurs si une force militaire qui est locataire du terrain sur lequel elle campe peut être considérée comme un « agresseur Â» ou « occupant Â»).Certes, le volet comprenant les missions de combat sont importants, et elle produit de belles images à la télé. Cependant, tout un pan de la contribution canadienne en Afghanistan est, pour des raisons que j’ignore, constamment oublié.Je parle ici de l’Équipe Provinciale de Reconstruction de Kandahar, un groupe de quelques trois cents militaires dont la tâche est com...
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Mon billet du 29 septembre

1 oct. 07, 11h00
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Au risque de sonner cliché, c’est quand nous sommes confrontés à des situations extrêmes que nous comprenons à quel point nous avons de la chance de vivre dans une société comme la nôtre.Et cette semaine, une de ces situations, qui pourrait constituer un plaidoyer en faveur de la gratuité des soins de santé, s’est manifestée à l’entrée principale du Camp Nathan Smith. Comme tous les dimanches, celui de cette semaine se révélait, jusqu’à ce moment, d’un calme plat. Notre principale activité constituait, jusque là, à se protéger d’un vent graduellement plus violent qui engendrait des mini-tornades de poussière venant s’écraser sur notre poste de garde, aménagé à-même un conteneur. À ce moment, toute l’action de l’après-midi se résumait à mon apprentissage du pashto et aux joutes verbales entre moi et Mohammed, l’interprète de service, sur des sujets allant des fondements communs entre l’Islam et le Christianisme aux différences vestimentaires entre les femmes de Kandahar et celles de Mon...
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Mon billet du 22 septembre

21 sep. 07, 10h39
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On parle souvent dans les médias des risques que les soldats canadiens courent jour après jour ici, sur le terrain.Cependant, on parle peu de ceux que courent les Afghans qui collaborent avec nous. Et cette semaine, la réalité est venue rattraper les membres de l’Équipe Provinciale de Reconstruction.Himayatullah, 23 ans, était originaire d’une petite province au nord-ouest de Kandahar. Peu après l’instauration de la terreur du régime Taliban, sa famille a fui vers le Pakistan suite à de nombreuses menaces de mort. Après l’éviction des Talibans du pouvoir en 2001, il revient en Afghanistan et s’installe à Kandahar.« Rocky », comme nous l’appelions, détestait les Talibans. Il avait une anecdote savoureuse à ce sujet. Un jour où lui et ses camarades pratiquaient leurs techniques d’arts martiaux apprises au dernier cours, un groupe de Talibans en charge de la « promotion de la Vertu » vint interrompre leur séance afin de les forcer à prier, ce qu’ils firent, sous la menace. Après la prièr...
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Mon billet du 15 septembre

16 sep. 07, 19h55
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Au moment où les plénières de la Commission Bouchard-Taylor provoquent mille et une discussions dans la Belle Province, les membres de l’Équipe Provinciale de Reconstruction se voient, de façon quotidienne, forcés de faire face à un type d’ennemi  autre que l’insurrection talibane.Nos propres préjugésTout le monde a ses propres idées préconçues, quelle qu’en soit la provenance. Et il serait, je crois, inapproprié de juger qui que soit pour cette raison.En ce début de Ramadan (le mois de jeûne musulman), nous devrons nous adapter à une multitude de rites religieux pratiqués par l’immense majorité de la population locale. Par exemple, éviter de manger ou boire en leur présence ou revoir nos horaires de rencontres en fonction de ce pilier de l’Islam. J’aimerais donc profiter de l’occasion pour faire la lumière sur plusieurs des différences qui existent entre les coutumes occidentales et afghanes.Du travailLes Afghans ont une vision très différente de la nôtre en ce qui a trait au tra...
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Mon billet du 8 septembre

10 sep. 07, 15h01
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Les membres de l’Équipe Provinciale de Reconstruction ne sont pas occupés qu’à patrouiller le secteur de Kandahar, négocier des contrats de réfection de routes ou à implanter des programmes de prévention du crime. Nous avons également des temps libres que nous pouvons meubler grâce à des installations qui nous assurent une qualité de vie surprenante compte tenu de la nature de notre tâche.Communiquer avec les siensGarder le contact avec nos proches est, il va sans dire, une condition sine qua non au maintien du moral tant pour les troupes que pour les familles et amis que nous laissons derrière. Nous avons donc accès à un service téléphonique qui nous permet, à raison de 35 minutes par semaine, de se bercer les oreilles au son réconfortant de la voix de celles et ceux qui nous sont chers. Qui plus est, ces 35 minutes sont cumulatives, alors tout temps non utilisé s’accumule, ce qui permet de plus longues conversations pour quiconque a la patience nécessaire de se priver de téléphone po...
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Mon billet du 1er septembre

7 sep. 07, 09h43
Lu 638 fois |
Déjà presque un mois que j'écris cette chronique, et les commentaires que vous m'envoyez sont très nombreux. Positifs pour la plupart, quelques-uns critiques envers la mission, mais jamais encore envers les troupes. Pour ça, je vous remercie beaucoup, chers lecteurs, et, croyez-moi, votre soutien ne passe pas inaperçu ici. Beaucoup d'entre vous communiquent avec moi par le biais de mon blogue sur Espace Canoë, et je lis vos commentaires chaque jour. Parmi les différentes lettres, quelques questions m'ont été posées, et je prendrai le temps ici d'y répondre. SI J'ÉTAIS AFGHAN... Un lecteur m'a demandé il y a quelques semaines: "Si tu étais un Afghan, quelle aide voudrais-tu recevoir de la part de la communauté internationale? " Excellente question, bien sûr. Cependant, c'est difficile d'y répondre franchement, puisque je ne suis pas Afghan et que je n'ai passé ici qu'un maigre mois et demi jusqu'à maintenant. Par contre, mes observations, combinées aux nombreuses conversations qu...
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Mon billet du 25 août 2007

26 aoû. 07, 15h50
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Parfois, il y a de ces histoires qui, malgré qu’elles semblent condamnées à errer dans l’oubli, méritent néanmoins d’être racontées. Et alors que les militaires du Royal 22e Régiment enterrent leurs premiers soldats décédés en sol afghan, en apprendre sur celles et ceux dont la tâche est de sauver des vies peut apporter un baume sur des blessures qui tardent à fermer. De la mi-février à la fin de mars 2007, l’équipe médicale composée de l’adjudant Jules Bérubé, du caporal Nicholas Beaulieu et du caporal Langlois auront passé six semaines à sauver la vie de plus d’une quarantaine de soldats, policiers et civils afghans.  Les membres sont tous originaires du Québec. L’adjudant Bérubé vient de St-Rédempteur, près de Québec, le caporal Beaulieu des ÃŽles-de-la-Madeleine et le caporal Langlois, de Montréal. En tant que réserviste, ce dernier a dû quitter son emploi d’ambulancier afin de participer à cette mission qui allait changer sa vie et celle de ses coéquipiers. Des cas majeurs ...
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