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Rivière-du-Loup à St-Flavie et Tadoussac à Forestville 1999

7 nov. 07, 08h04

Le trajet bleu représente l'histoire ci-dessous

Rivière-du-Loup à Ste-Flavie 1999 aller-retour

Lac Témiscouata J’ai fait le tour du lac, première excursion avec mon kayak neuf. Pour tout vérifier : équipement qui manque ou de trop, pratiquer la technique, j’ai même réussi à esquimauter.

Ensuite sur le fleuve je suis parti de Rivière-du-Loup, certains marins d’eau douce m’ont déconseillé d’y aller, l’inconnu fait toujours peur. Je suis arrêté à l'île Verte, il fait très beau, la mer est calme. Il y a de petits rorquals pas très loin. Je me suis tenté à l’abri des petits arbres, du côté nord de l'île. Un peu plus tard je regarde sur la plage, il y avait une femme étendue, finalement elle n’était pas souffrante elle se faisait griller, elle venait de l’Ontario, mais avait étudié le Français à Trois Pistoles.

À l’ouest de l’île verte au bout il y a une petite ligne de clapotis et au nord de l’île il y a aussi des clapotis, mais plus loin du bord, au bout à l'est il y a du courant selon les marées. Du côté du continent il n’y a pas profond d’eau, parfois on peut traverser à pied. Sur l'île Verte, c’est des terrains privés, les maisons sont surtout du côté sud de l'île. 

Après souper, je suis allé marcher de l’autre côté visiter un peu et téléphoné à la maison, je suis revenu à la noirceur à ma tente.

Je suis reparti tôt le vent s’est levé. Je me suis arrêté à l’autre bout de l’île 1 mille du phare, je suis resté là le lendemain. Il y a beaucoup de lièvres, j’ai vu un renard. Des insulaires sont passés en 4 roues, ça n’a pas été long et le propriétaire est venu me voir, il ne donnait plus la permission de camper, mais il a fait une exception, il avait surtout peur du feu, comme je n’en avais pas fait.

Je suis parti en kayak le matin pour aller de l’autre côté de l’île, pas assez tôt le vent s’est levé, en face du phare avec le courant et la marée qui se rencontrait, il y avait une petite vague de 4 pieds assez à pic. Je suis allé au quai de l'île Verte en passant devant une maison, il est sorti un petit bonhomme en courant sa mère en arrière, on ne peut pas s’échapper comme ça. 

La météo avait annoncé que le vent tomberait vers 15 h, ils ne se sont pas trompés. Je suis reparti à l'île aux Pommes, j’ai parlé un peu aux propriétaires de l’île que j’avais vue au quai de l'île Verte. J’ai continué, j’ai passé au gros récif, l'île au Basque, île Rasade sud-ouest, île Rasade Nord-Est.

Je me suis rendu près de St-Simon. Il y a des groseilles et du persil de mer. Il y avait un gros bateau à l’ancre ça coûte moins cher que d’attendre au quai, à la nuit il est tout éclairé.

Je suis resté là pour la journée, je suis allé au chalet le plus proche à 1 km pour demander de l’eau. Dans la nuit il y avait du brouillard, j’entendais les phares en comptant les coups de corne de brume je pouvais savoir lequel c’était.

Le matin, dans le brouillard en longeant le bord en kayak, j’ai vu deux pompiers sur la plage. Ils m’ont dit qu’ils cherchaient quelqu’un, plus loin il y avait encore des pompiers dans la falaise avec une corde d’alpiniste. J’ai appris par après que l’homme était mort tombé dans la falaise, il n’était pas en kayak. Il y a long de falaise à cet endroit la plage n’est pas toujours belle, il y a souvent de gros cailloux en avant de la plage à marée basse.

Le brouillard se lève.

Entre St-Simon et St-Fabien, Pointe-à-Cives c’est un mur de roche pour mettre les bateaux à l’abri, à marée haute ils peuvent sortir naviguer. On voit à peine quelques maisons et la cabine d’un bateau, sur la photo.

Pas très loin de Pointe-à-Cives.

En arrivant à la limite du Parc du Bic, il y avait un homme avec un chien labrador, ils faisaient de la plongée sans bonbonne d’oxygène.

Il n’y a pas d’indication pour les kayaks, il y a des endroits où l'on ne peut pas aller.

Un homme m’a dit où était le camping je m’y suis rendu, la marée était trop basse et c’est de la vase j’avais seulement des bottines. Je suis allé à la marina, j’ai parlé au téléphone, il restait deux places au camping. Ils ne pouvaient pas m’en garder une, j’ai laissé faire le camping. Il n’y avait pas encore d’endroit pour les kayakistes en ce temps là.

Le lendemain, je suis allé sur le Pic Champlain, le village de St-Fabien me paraissait proche, je m'y suis rendu, j’ai rapporté un peu d’épicerie et je suis retourné à mon kayak, j’ai fait 23Km à pied en tout.

Le matin, des voiliers ancrés pour la nuit au Parc du Bic.

Je suis passé par l’île Canuel puis à l'île Saint-Barnabé du côté nord, il y avait un vieux conteneur sur le bord et aussi des gens qui marchaient. Je me suis rendu au camping de Ste-Flavie j’avais un petit vent dans le dos ça m’a aidé toute la journée. J’ai dormi sur le bord de la route et j’ai rêvé toute la nuit que j’étais dans le chemin.

Pour continuer à longer la côte vers la Gaspésie 

Retour vers Rivière-du-Loup :

Je suis parti le vent s’est levé et je suis arrêté à Pointe-au-Père. Il y avait deux femmes et un homme assis à une table de pique-nique, ils m’ont donné la permission de mettre ma tente sur leur terrain.

Au matin, je me suis rendu à Rimouski, le vent s’est encore levé, je suis allé chez Nicole, il a plu dans la soirée.

Le lendemain, il ventait, je suis resté là, Daniel et moi on est allé se promener, faire un peu de pêche.

Le jour suivant, je suis parti, j’ai laissé passer un gros bateau qui arrivait au quai, la politesse c’est toujours mieux. Il ventait encore un peu de face, je me suis dépêché, la marée baissait, il n’y a pas très profond en face de Rimouski. Je me suis rendu à l’Île du Bic, elle appartient à un monsieur Emond de Lévis. Il y avait une trentaine de phoques, ils jappaient et grognaient quelques’uns sont partis vers moi, ils m’ont suivi un peu. Je suis allé dormir à terre pas sur l’île.

Au matin, je suis parti puis je me suis arrêté pas très loin pour voir si la vague grossirait, je suis reparti et je suis revenu à la même place où j’avais campé à St-Simon.

Le jour suivent très belle journée. La jambe m’engourdit quand je suis longtemps assis c’est revenu correct depuis je m’étais pincé un nerf en tombant l'année d'avant.

En passant à Cacouna, il y avait un bon courant dans le fort de la marée je n’avançais pas.

Il y a des phoques sur un récif au large, ils hurlent et jappent puis grognent. Je suis arrivé à la noirceur à Rivière-du-Loup 60 km aujourd'hui toute une trotte.

Pendant mon voyage, la police a vu mon auto sur le quai et elle est allée à la maison pour vérifier. Il n’y avait personne, les voisins ont cru que j’étais mort. J’avais donné des nouvelles, mais pas à la police ni aux voisins.

Deux semaines après, j’ai pris le traversier à Rivière-du-Loup je me suis rendu à Tadoussac en auto. J’ai averti la police ce coup-là.

La ligne rose représente l'histoire ci-dessous

Tadoussac Forestville aller-retour

Le matin, je suis parti en kayak de la baie de Tadoussac. Ã€ un endroit où il y avait des zodiacs, des bateaux de croisières, des rorquals communs. Moi j’étais un peu à l’écart et je mangeais ma collation, les baleines sont venues me trouver à un moment donné, il y en a deux qui ont plongé vers moi, j’ai donné de petites tapes sur mon kayak, elles sont ressorties plus loin.

Je suis passé à Cap-de-Bon-Désir, comme toujours il y avait beaucoup de monde. Je me suis rendu pas très loin du poste de pilotage des Escoumins, il y avait une belle talle de bleuets.

Je suis resté là le lendemain. Il est arrivé un gros bateau de conteneurs, la cheminée boucanait beaucoup, elle a arrêté tout d’un coup de fumer et le bateau est parti vers le bord, ils ont lâché l’ancre elle a mordue et le bateau est arrêté à 200 m du bord, à cet endroit ça devient profond vite. Le bateau pilote l’a tiré un peu vers le large et ils ont réussi à redémarrer le moteur assez vite, ça prend sûrement de bons mécaniciens sur un bateau comme ça. Ils sont partis vers l’autre bord probablement pour se mettre à l’ancre entre l'île au Basque et l'île du Bic. Ça n’a pas passé aux nouvelles. Au soir, j’ai vu un petit bateau à moteur courir après une baleine.

Le jour suivant, je suis parti. Les bateaux pilotes, au fond de la baie il y a du sable doux.

Je suis arrêté à Escoumins faire l’épicerie une des bonnes villes du fleuve, les commerces sont sur le bord de l’eau. J’ai rencontré deux kayakistes au large un Québécois et un Français, ils ont fait un petit bout avec moi. Je me suis rendu aux îlets Boisés.

Le lendemain, je suis resté là, à marée basse on peut aller au bord à pied. Sur l’île il y avait un petit poêle, une pelle pour ramasser les coquilles une table des tasses des ustensiles des chaudrons à terre après les branches ça peut dépanner, il y a des groseilles, des gesses maritimes. J’ai fait du macaroni avec de l’eau de mer c’est trop salé, il faut réduire avec de l’eau douce.

Le matin, je suis reparti je me suis rendu près d’une Halte routière un peu passée Pointe à Boisvert. Là, c’est du sable doux partout jusqu’à Forestville, au soir j’ai fait un feu ça ne suffisait pas pour envoyer les maringouins qui étaient voraces.

Le jour suivant, je me suis rendu à Ste-Anne-de-Porneuf. Le téléphone de la marina ne fonctionnait pas un homme m’a conduit en auto jusqu'à un téléphone en ville. Je suis monté dans la rivière jusqu'à un barrage j’y ai campé sur une petite île.

Je me suis rendu à Forestville. Il y a une femme et son mari de camper, elle voit tout avant les autres, a un moment elle m’a dit : « Va te promener plus loin celle qui vient collecter pour le camping arrive, elle ne verra pas ta tente en bas, elle est trop paresseuse pour descendre. »

Le jour suivant, mes parents, mon oncle, ma tante sont venus me voir par le bateau de traverse sans voiture.

Le lendemain, je suis déménagé dans la Baie Verte pas très loin, j’y ai passé quelques jours. La baie se vide à marée basse. Dans la rivière Laval, l’eau est chaude pour se baigner. J’ai entendu un phoque grogner, sur le coup je pensais que c’était un ours il y en avait, les petits fruits étaient tout mangés et il y avait du fumier. À l’automne un chasseur a eu du problème avec un ours à cet endroit. J’ai mis mon manger dans mon kayak pour la nuit je me disais que si c’était étanche pour l’eau ça ne devait pas sentir beaucoup, mais j’aurais pu me faire défoncer mon kayak.

Je suis parti et je me suis arrêté à la marina de Ste-Anne-de-Porneuf, il y avait un homme qui ressemblait à Gilles Vigneault, il a dit qu’il y avait une baleine morte sur la plage, j’avais remarqué beaucoup de goélands, j’étais trop loin et je ne l’ai pas vu ça fait un bon repas pour les ours aussi. Je ne suis pas retourné, moi je ne mange pas de carcasses de baleine. Je suis retourné près de la Halte routière pour passer la nuit.

Le matin, je suis parti à la boussole dans la brume à un endroit j’ai rencontré des petits marsouins communs, il y en a un qui s’en venait sur moi, il est passé à 8 pieds de moi. La brume s’est levée à mi-chemin. Je suis revenu aux Îlets Boisés.

Le matin, en partant il est arrivé trois kayakistes, ils n’avaient pas l’air de venir de loin.

Petit rorqual

Je me suis rendu au camping de Paradis Marin. Au soir, il est venu un rorqual commun près du bord, on y dort au son des souffles de baleine.

Le matin, à Paradis Marin.

Je suis revenu à Tadoussac.

FIN

Catégories: Voyages, Sports
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