3 mar. 08, 05h52
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Triste coïncidence, hier après-midi, au moment-même où le maire de Kandahar saluait le travail des soldats canadiens qui «donnent leur vie et leur sang» (voir billet précédent), le soldat Michael Yuki Hayakaze, 25 ans, a perdu la vie sur un chemin poussiéreux à 45 km de là . Son véhicule blindé a été soufflé par l'explosion d'une bombe artisanale (ou IED) dissimulée sous la terre. C'est le 79e soldat canadien à mourir en sol afghan. Plus de la moitié d'entre-eux sont morts dans les mêmes conditions, bêtement, en roulant, sans combattre. Le IED est une arme efficace. Elle sème la mort et la peur chez ceux qui restent. C'est un ennemi invisible, presque indétectable, qui peut frapper n'importe quand, n'importe où. Comme les kamikazes.
Certains soldats m'ont parlé de cette peur viscérale qui les tenaillait lors de leurs premières sorties. Une peur à en vomir. Puis, petit à petit, la peur se transforme en résignation. À quoi bon, me confiait un soldat il y a quelques jours.À quoi pensait...