C’est en 1979 que le Québec entend pour la première fois Nathalie Simard, dans la chanson Tous les enfants du monde qu’elle enregistre avec son frère René pour la campagne de financement de l’UNICEF. Elle n’a que 10 ans mais déjà toute une voix et toute une présence. Quelques mois plus tard, la jeune interprète transforme cet essai avec un premier album, Joyeux Noël Nathalie, qui confirme son talent… et donne le coup d’envoi officiel de sa carrière.

1980 : En un an, la jeune chanteuse enregistre deux disques (Nathalie chante pour ses amis et Nathalie Simard, vendus chacun à 30 000 exemplaires) et s’impose comme la nouvelle idole des enfants. Son duo avec Monsieur Paolo Noël, Tu n’aurais jamais dû partir, est sur toutes les lèvres et ses chansons Goldorak, La danse des canards et Mes amis les Câlinours, dans toutes les cours d’écoles.

1981 : À l’automne, Nathalie Simard fait toute une sortie avec son album La Rentrée, qui s’écoule à 75 000 exemplaires en 21 jours. À ce jour, il n’y a que Céline Dion qui ait réussi à battre ce record. Pas de doute, on joue dans la cour des grands!

1982 : Le succès de La danse des canards (200 000 copies) propulse la chanteuse sur les scènes nationales et internationales : à Vancouver pour une émission de télé; au Japon pour signer un contrat avec la maison de disques Alpha; au Stade Olympique de Montréal pour l’ouverture d’un match des Expos; à la Place des Arts avec son frère René, pour un spectacle immortalisé sur le double album René et Nathalie en concert.

1984 : Le 2 novembre, La Presse annonce que Nathalie Simard a vendu un million d’albums… incluant les 200 000 copies d’un 45 tours enregistré l’année précédente au Japon, en japonais ! Des studios d’enregistrement aux studios de télé, il n’y a qu’un pas que la chanteuse franchit allègrement avec Le Village de Nathalie, première émission québécoise pour enfants produite par un réseau privé (TVA). 800 000 téléspectateurs sont au rendez-vous de cette émission rapidement devenue culte, qui tiendra l’affiche jusqu’en 1987. De cette expérience naissent trois albums (Le Village de Nathalie 1, 2 et 3), une ligne de vêtements et une amitié solide avec l’auteur-compositeur Jacques Michel.

1987 : À 18 ans, Nathalie Simard préfère suivre son public – devenu adolescent – plutôt que de se cantonner au créneau des enfants. Son album Tourne la page, enregistré avec René, confirme ce virage… avec succès. Le clip de la chanson-titre est ainsi couronné « vidéoclip de l’année » au gala de l’ADISQ en 1988, et celui de la chanson Lui, où on la voit danser avec un danseur professionnel, fait tourner toutes les têtes. Toujours présente à la télévision, elle anime pendant deux ans Les Mini-Stars de Nathalie.

En 1990, elle traverse l’Atlantique pour enregistrer à Paris Au maximum, un album dont le style nouveau séduit et convainc le Québec : il s’en vend quelque 70 000 exemplaires.

1995 : Le public québécois découvre une nouvelle Nathalie Simard dans la comédie musicale Demain matin, Montréal m’attend, mise en scène par Denise Filiatrault. La chanteuse y joue un rôle de soutien mais avec une telle authenticité et une telle intensité que quatre ans plus tard, lorsque le spectacle reprend l’affiche, c’est avec le premier rôle que Nathalie Simard remonte sur scène… et triomphe !

2004 : L’affaire Guy Cloutier plonge Nathalie Simard dans un tourbillon médiatique et émotionnel qui se dénoue le 25 mai 2005, lors d’une émission spéciale pendant laquelle la chanteuse raconte toute son histoire – et son calvaire – à Paul Arcand. Quelques mois plus tard, elle créé la Fondation Nathalie Simard et enregistre la chanson La vie me tue composée par Claude Dubois pour le documentaire Les Voleurs d’enfance.

Enfin libérée de son secret, Nathalie Simard peut enfin redevenir qui elle est, une chanteuse populaire et une artiste de talent. À l’automne 2005, on la voit dans une série de spectacles Star Académie, puis dans la série télé Le petit monde de Laura Cadieux dans laquelle Denise Filiatrault lui a réservé un très beau rôle.

2007 : Nathalie lance un nouvel album, son premier depuis 10 ans. Baptisé Il y avait un jardin en hommage à Georges Moustaki, le disque regroupe 12 chansons d’amour, des titres en français et en anglais qui l’ont marquée et qu’elle a toujours voulu interpréter : Y’a les mots de Francine Raymond, Pendant que de Gilles Vigneault, Vivre en amour de Luc Cousineau, Aimer d’amour de Boule Noire, You’ve Got a Friend de Carole King, I Want to Know What Love Is de Foreigner et, en duo avec Jacques Michel, Amène-toi chez nous. De grands compositeurs et de grandes chansons pour un grand retour.

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