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Funérailles de la cavalière Karine Blais

24 avr. 09, 21h11
Funérailles de la cavalière Karine Blais: plus de 700 personnes rassemblées en son honneur
ROMAIN PELLETIER - LA VOIX GASPÉSIENNEFaits divers - Publié le 24 avril 2009 à 18:22 
Photo:Romain PelletierPlusieurs centaines de personnes ont assisté aux funérailles militaires de la cavalière Karine Blais à l’extérieur de l’église Saint-Édouard à Les Méchins. Son conjoint, Hugo Girard-Blanchette, était au nombre des porteurs.

Plus de 700 personnes ont rendu un dernier hommage à la cavalière Karine Blais, 21 ans de Les Méchins, à l’église Saint-Édouard de son village natal. 

Décédée à la suite de l’explosion d’une bombe artisanale sur une route secondaire en Afghanistan, le lundi 13 avril, la soldate du 12e régiment blindé a eu droit à des funérailles militaires. 

Le tout en en présence de sa mère Josée Simard, de son beau-père Marco Sergerie, de son père Gino Blais, de son frère Billy Blais, de son conjoint Hugo Girard-Blanchette, de sa grand-mère maternelle Laurette Gendron, de sa grand-mère paternelle Aurélie Ouellet, ainsi que devant de plusieurs parents, amis, consoeurs et confrères d’armes. Il y avait aussi des politiciens des divers paliers de gouvernement et une centaine de représentants des Forces canadiennes. 

Tous et toutes lui ont dit une fois de plus qu’elle demeure dans leurs cÅ“urs, qu’ils l’aimaient et qu’elle vivra toujours parmi eux. Pour tout le monde, Kartine était un modèle, une héroïne parce qu’elle est allée jusqu’au bout de ses rêves. 

Séquence des événements 

Parti de la résidence funéraire Judes Landry et Fils sur la route 132, le cortège funèbre précédé d’une autopatrouille de la Sûreté du Québec a défilé dans quelques rues avant de s’arrêter devant le parvis de l’église. 

Au total, la cérémonie s’est échelonnée en un peu plus de deux heures. La séquence des événements: entrée du cercueil dans l’église, service religieux avec le célébrant Jacques-Daniel Boucher, sortie du cercueil, cérémonie sur le parvis, trois salves à blanc, clairon du Dernier appel, dernier salut des dignitaires, remise des attributs de la caporale Blais à sa mère et dernier recueillement de la famille avant le retour au salon mortuaire. 

«Mon Ange, j’espère être à ta hauteur» – Sa mère 

«Tu m’as apporté tellement de joie et de fierté durant tes 21 ans dans ce monde. Aujourd’hui, j’imagine ton départ avec une souffrance intérieure que la planète entière ne peut comprendre, mon Ange. J’espère être à ta hauteur dans ma vie future. Je t’aime». 

«Tu seras toujours dans mon cÅ“ur» - Marco, son beau-père 

«Toi qui, pendant ces 11 ans, es restée sous mon toit. Tu as su m’apporter tant de bonheur avec tous ses beaux moments que nous avons vécus ensemble (joie, tristesse). Tu as toujours su tenir tête et nous redonner force dans tout… et maintenant tu n’es plus là... Je n’ai pas de mots pour dire ce que je ressens, mais Karine, tu seras toujours dans mon cÅ“ur éternellement et fortement, je suis très fier de t’avoir connue. Je t’aime.» 

Elle semait le bonheur dans le cÅ“ur de chaque personne 

«Cette jeune femme, par sa force et son courage, dotée d’une aimable personnalité et d’un charme irrésistible, semait le bonheur dans le cÅ“ur de chaque personne qu’elle côtoyait et ne pouvait qu’être appréciée de ses pairs. (Joël, frère de Hugo) 

«On ne peut rêver de meilleure belle-fille, mais dans son cas belle est un faible mot.» (Suzanne, mère de Hugo) 

«Elle était enthousiaste, sociable, charmante, attentionnée et avait de beaux yeux.» (Julien, Marc et Zak 

Plusieurs lui ont aussi rendu hommage: son conjoint (Hugo Girard-Blanchette), les caporaux Kevin Côté-Martel et Éric Simard de son régiment, son parrain Mario Blais et une de ses amies. 

L’Armée, c’était sa passion 

Entrée dans les Forces canadiennes le 3 février 2006, Karine Blais a entrepris sa formation à l’école des recrues à Saint-Jean. Elle a ensuite été transférée à la base de Gagetown afin d’apprendre son métier de blindé. Elle a complété plusieurs cours techniques et c’est justement en tant que conductrice de véhicule Coyote qu’elle a été employée en Afghanistan. Elle a amorcé son tour opérationnel le 26 mars 2009. Deux semaines plus tard, elle trouvait la mort alors que quatre autres militaires étaient blessés. 

Dans son autobiographie réalisée à Saint-Jean, en juillet 2006, Karine écrivait: «Malgré ma blessure, je suis restée avec une très bonne attitude psychologique positive et maintenant, je suis prête définitivement à terminer ce cours, car l’Armée, c’est ma passion. Je vais donner mon 110% plus les efforts nécessaires pour sortir enfin de l’école de leadership et de recrues avec une fierté inexplicable.»

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