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MES FRAMBOISES ET MA FRAMBOISIÈRE DU CULTIVAR "BOYNE"

par jrlapointe le 1 mar. 09, 16h16
Tout d'abord, je pense, que pour le jardin potager, les images valent mille mots. C’est pourquoi je vous invite à visiter mon Album photo du 14 juillet 2007 intitulé : FRAMBOISES ET FRAMBOISIERS/potager/collection/jrlapointe.

J’ai acheté 75 plants de framboisier du cultivar « BOYNE », le 22 avril 1988, chez W.H. Perron (515 Boul. Labelle, Chomedey, Laval, Qc) au coût de 59.90$; ne cherchez pas, W . H. Perron, qui était un modèle de fournisseurs en horticulture, n’existe malheureusemwent plus. Selon le catalogue postal de W.H. Perron, édition de 1989, p.97, le framboisier « BOYNE » a une zone de rusticité de 02; la zone de rusticité pour la Montérégie est maintenue à 05. La rusticité de plusieurs régions et de plusieurs cultivars pourrait être revisée avec les énormes changements et fluctuations climatiques.

Plantés sur 2 rangs linéaires, mes 75 plants « BOYNE » ont tous survécu, se sont rapidement multipliés et abondamment pour donner dès l’année suivante une excellente récolte de framboises de belle qualité. Ma framboisière a été par la suite longtemps laissée à elle-même, mon temps et mon intérêt ayant complètement été déviés du potager, particulièrement par mon travail et mes obligations familiales.

Durant cette longue période d’abandon, mes framboisiers se sont multipliés à distance par rhyzoides, ou ce que j’appelle des stolons souterrains, et ils ont migré là oû j’avais la fierté d’y établir mes 4 douzaines de plants de tomates rouges « SPRINGSET ». Sans entretien, ils se sont établis en framboisières en parterre à ce site et ils n’ont pas cessé de nous fournir un belle récolte annuelle de framboises servant surtout à la transformation en confiture sans cuisson (CERTO ou pectine), délicieuse confiture naturelle préservée en pots congelables à –20 C.

À l’été 2004, 1ère année de ce que j’appelle mon virage à la simplicité volontaire, ce sont mes framboisiers « BOYNE » qui m’ont motivé à faire un retour hésitant au potager. La production de framboises, étalée du 7 juillet au 4 août 2004, a été de 20 litres.
Ma blonde se plaignait que nous en avions beaucoup trop pour nos besoins. Ma reprise d’entretien a été : taille des rameaux producteurs, étêtement des nouveaux rameaux, une fertilisation automnale avec engrais à légume et fumier de mouton mélangé, un compostage avec nos tontes de gazon.

Je me suis rendu compte que le feuillage tombé de notre haie de cèdre, au site de la framboisière, a probablement constitué un compost naturel. Ce site est en plus très ensoleillé; il est protégé par notre haie de cèdre qui fait triangle Est-Sud et par la piscine hors-terre que j’entretiens sans algicide en Sud-Ouest; de grands arbres et la haie de cèdre dominent le Nord-Est.

En 2005, la framboisière a fourni, du 3 juillet au 9 août, 62.5 litres de belles framboises toujours aussi succulentes. Donc le retour à l’entretien n’était certainement pas étranger à cette fulgurante amélioration de la production. Entretemps ma blonde et mes enfants se sont montrés très positifs et ont cessé de se plaindre qu’il y en avait trop; probablement que mon enthousiasme leur a été contagieux et qu’ils ont découvert toute la chance que nous avions de récolter d’aussi merveilleuses framboises.

En 2006, la récolte a été de 81 litres et s’est étalée du 30 juin au 28 juillet. En 2007, la récolte est loin d’être terminée et nous avons déjà dépassé les 30 litres depuis le 4 juillet.

Mes framboises « BOYNE » sont un délice en consommation fraîche pour ma génération (ma blonde et moi), la deuxième génération (mes trois enfants) et la troisième génération (ma merveilleuse petite fille). Toutes les fois que nous sommes invités chez des parents ou amis, nous offrons à nos hôtes des framboises au lieu de la bouteille de vin, ce qui est fort original et très apprécié. Comme les framboisiers ne produiront pas en hiver, une bonne partie de la récolte va à la congélation pour consommation toutes saisons.

Donc ma framboisière « BOYNE » survit toujours en excellente santé après 19 ans. Je n’avais pas connu un tel succès après des essais avec les cultivars « NEWBURG »,
«VIKING », « OLYMPIC », « LATHAM » et « HÉRITAGE ». J’avais à l’époque choisi le
« BOYNE » pour sa rusticité et sa résistance aux maladies.

Le ministère de l’agriculture de l’Ontario suggère le framboisier « BOYNE » pour ses régions froides. Le « BOYNE » a été développé à Morden au Manitoba et introduit sur le marché en 1960. Parmi 14 autres cultivars, les principales caractéristiques qui lui sont attribués sont : hâtivité, rusticité, tiges à drageons multiples, résistance à la rouille jaune et à la tumeur du collet, très grande productivité, fruit de grosseur moyenne, de bonne saveur et surtout propice à la congélation.

Le « Fruit, Berry, and Nut Inventory » Book (3ième édition, 2001, Seed Savers Exchange Inc., p.413) décrit également le framboisier « BOYNE » : il convient très bien au potager, se reproduit facilement, est robuste et vigoureux, très productif; sa framboise mûrit assez tôt mi-été, est facile à récolter, de rouge à rouge foncé, de taille moyenne, tendre, juteuse, aromatique, savoureuse et modérément sucrée, de très bonne qualité et excellente pour la congélation, les confitures et les gelées.

J'allais oublier. Sur notre terrain familial de Laterrière, Ville Saguenay, zone de rusticité 03, j'avais planté en rang (automne 1978), une séries de plants de framboisiers des cultivars "NEW BURG", "VIKING" et "LATHAM". Ces plantations à Laterrière ont produit des framboises d'une belle qualité pour une période relativement longue. Mais laissées à elles-mêmes, sans entretien, elles ont finalement dégénéré.

Mon beau-père, qui a été un de mes premiers professeurs en potager, avait, à sa retraite, constitué l'une des plus belles framboisières de Ville Saguenay. En horticulture, il était un érudit autodidacte. Son cultivar probable était "LATHAM". Il avait horreur des cueilleurs qui endommageaint les nouveaux rameaux, malgré une framboisière en touffes et de beaux passages. Je crois que la base de sa réussite a été: le bran de scie, la surveillance régulière pour intervention rapide, l'action immédiate à l'entretien par étapes, l'arrosage bien dosé, l'attache des nouveaux rameaux, sa perpétuelle recherche d'amélioration. J'avoue ne pas être de son calibre comme bien d'autres jardiniers d'ailleurs. Sa fambroisière dont il avait seul la clé du succès a dans les faits rapidement décliné après son décès le 8 mars 1985.

Voir aussi l'album photo du 14 juillet 2007: FRAMBOISES ET FRAMBOISIERS/potager/collection/jrlapointe

Jean-Roch Lapointe, 18 juillet 2007


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