Accès

Les Québécois et la Politique

11 mar. 09, 04h58

 

Les Québécois aiment se faire avoir.

Si vous avez une sacoche vide il est logique de ne pas faire de commission.

Le camping sit-in quotidien et permanent pour manifester, on laisse ça aux amérindiens.S’il y des parades-manifestation,on ne participe pas en masse comme en Europe.On rigole en attendant qu’elles passent.Il est rarissime qu’elles aient un effet important.

Trudeau nous a laissé en héritage la glorification de l’égoisme et de l’individualisme « moi et seulement moi »,la prédominance constitutionnelle de l’individualisme sur le collectivisme.Mode de vie majoritairement acepté et vécu.

Suite à cela, la cour suprême du Canada a pris plaisir à démolir des fondements du Québec (ex.loi langue francaise).L’anglais c’est plus pratique,plus un tas d’autres raisons.On veut rester une province dans la fédération monarchique du Canada.On s’en crisse d’être une ethnie minoritaire.

Les citoyens sont contents que l’héritage Trudeau ait établi  des règles rigides et impraticables pour empêcher,bloquer les modifications,les changements à la constitution du Canada pour quelque province que ce soit.

Si une chose ne vous semble pas importante, pourquoi feriez-vous un effort pour en savoir plus ?

On ne vit que pour le moment présent. L’évocation du passé passe pour une nostalgie un peu quétaine. Pour être branché, il faut « se-projeter-dans-l’avenir.  On ne se voit plus, ou si peu, comme le produit des générations antérieures. Logiquement, on ne se soucie donc pas non plus de ce qu’on va léguer à ceux qui nous suivront.

 Les défaites référendaires ont aussi désillusionné bien des baby-boomers.

Au Québec, rien n’est jamais grave. Sauf évidemment si le Canadien ne fait  pas les séries.

«La population ne croit manifestement pas que le Québec se tirerait mieux d’affaire seul. Que l’heure soit au « fédéralisme d’ouverture » ou aux coupes dans les paiements de péréquation, cela ne semble plus influer de façon significative sur les choix constitutionnels de la population. La multiplication des chicanes entre Québec et Ottawa sont devenues si fréquentes qu’elles n’émeuvent plus personne.»-Michel David,le Devoir 28 mars 2009

Les conclusions de la vaste enquête réalisée auprès de plus de 3000 personnes sous la direction des historiens Jocelyn Létourneau, de l’Université Laval, et David Northrup, de l’Université York, sont terriblement révélatrices.De tous les Canadiens, les Québécois francophones sont de très loin les plus indifférents à leurs origines et à leur histoire.

Le dernier sondage Léger Marketing, publié le 30 mars 2009, confirme que les citoyens du Québec ne font plus confiance aux politiciens. Les politiciens sont cloués au pilori avec 6% d’appuis, tout juste avant les vendeurs de voitures usagées. En 1989, 18 % des répondants accordaient leur confiance aux politiciens. Vingt ans plus tard, leurs appuis sont presque anéantis.

La majorité des citoyens ne s’intéressent pas à la politique,ni à l’engagement quotidien pour un projet.Ils sont en état permanent de survivance « pain -beurre » pour eux et leurs familles.

L’endettement,le vouloir posséder les tuent à petit feu.

Épuisés ils ont de l’intérêt que pour le hockey,le magasinage,les produits de beautés,les faits divers,les vedettes ,le crédit,la TV et la radio poubelles,etc. Surtout ils n’aiment pas le trouble et les chicanes.

Ils demandent beaucoup à leurs gouvernements mais ils ne veulent pas payer cher pour ça.

Ils sont plus culturellement américains que québécois/canadiens.

Et en preuve,le 8 décembre 2008 victoire écrasante des abstentionnistes ; 44%

En décembre 2008, plus de 80% des électeurs inscrits ont dit NON aux souverainistes /indépendantistes.Il n’y avait pas d’unité des forces ni projet détaillé explicatif...seulement de la langue de bois.Rien pour emballer.

«Nous avons eu l’impression, presque constamment au cours de notre histoire du dernier siècle, d’être en quelque sorte une colonie intérieure dont on tolérait la "différence" à condition qu’elle fût résignée à son sort et à l’infériorité collective qu’il (le Canada) lui imposait». - René Lévesque – 1970

Et preuve, qu’il faut de l’unité et beaucoup de travail dans les cuisines et via internet à la manière de l’équipe Obama pour que le pays Québec soit arrivé en 2020.

Jean Paul Tellier

 

 

Catégories: Toutes
Mots-clés: aucun
Ajoutez un commentaire

Commentaires

Vous devez être connecté pour pouvoir laisser un commentaire. Si vous n'êtes pas membre, inscrivez-vous!
Fermer

Publicité