Anglicisation du Québec
Depuis l’établissement de la Loi 101, le journal La Presse a adopté une politique éditoriale visant à étouffer le débat sur l’anglicisation du Québec en laissant croire que tout va bien au Québec et que tout effort pour renforcer la Charte de la langue française relève de l’intolérance. Les éditorialistes de La Presse n’ont de cesse de dénigrer sans ménagement toute personne qui veut alerter l’opinion publique sur la situation du français.
Les Québécois se voient ainsi privés d’une information vitale sur l’avenir du français. Cela a créé une fausse impression de sécurité qui a légitimé le bilinguisme institutionnel qui s’est répandu dans les services publics et sur le marché du travail. Le bilinguisme institutionnel entraîne invariablement l’assimilation des langues minoritaires. À l’extérieur du Québec, il n’a pas empêché l’assimilation massive des francophones. Dans ce contexte,il est irresponsable de la part de la direction de La Presse de jouer ainsi à l’autruche avec l’avenir du français au Québec.
Il vaut mieux soi-même se forcer un peu les méninges si l’on veut distinguer la part du réel et de l’artificiel dans le mouvement des données d’un recensement à l’autre.Çi-joint l’image d’une étude de Charles Castonguay,intitulée « Incidence du sous-dénombrement et des changements apportés au questionnaire de recensement sur l’évolution de la composition linguistique de la population du Québec entre 1991 et 2001 », publiée par l’OQLF en 2005. Langue d'usage au foyer
Selon statistiques Canada, le français décline dans la province de Québec . Partout, la population de langue d’usage anglaise augmente beaucoup plus rapidement que celle de langue française.
De 2001 à 2006 dans la région métropolitaine Montréal, l’anglais passe de 17,3 à 17,4 % et le français, de 70,9 à 69,1 %. Sur l’île de Montréal, l’anglais passe de 24,9 à 25,2 % et le français de 56,4 à 54,2 %, soit 7.6 points de pourcentage de moins qu’en 1986 (61,8 %).
En 2006, la proportion d’anglophones de langue maternelle (13%) dans la région de Montréal double pratiquement avec l’apport des transferts vers l’anglais comme langue d’usage (25,2%), alors que le français en bénéficie faiblement (66% à 69,1%).
En 2006, la proportion de citoyens de langue maternelle française est tombée en dessous des 80 % dans l’ensemble du Québec et sous le seuil de 50 % sur l’île de Montréal. Les études prévisionnelles indiquent une tendance lourde vers le déclin de la proportion de francophones de la population à Montréal et dans l’ensemble du Québec.
Devant le flot de nouveaux arrivants allophones, la baisse du poids des francophones est inévitable. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est que le statut actuel du français ne lui confère pas un pouvoir d’assimilation proportionné à son importance démographique par rapport à l’anglais.
En raison du déséquilibre dans l’assimilation des allophones, le français voit maintenant fondre son avantage numérique sur l’anglais, notamment dans la région et l’île de Montréal.
Le 3 juin 2009 à Ottawa, Ignatieff et Harper se sont cachés.Les libéraux et les conservateurs ont voté CONTRE le projet de loi du Bloc C-307 visant à faire respecter la loi 101 partout au Québec.
Aux yeux des chefs fédéraux, la nation québécoise n’est pas importante.Ils étaient absents à ce vote pour l’avenir de la langue française au Québec.Pour eux, c’est NON au français au Québec.
Ignatieff et Harper ont refusé d’effacer le vide juridique qui permet aux entreprises sous juridiction fédérale (télécommunication et radiodiffusion, secteur bancaire, transport interprovincial et aérien) de faire fi de la Charte de la langue française en ce qui a trait à la langue de travail, à la raison sociale.
Ignatieff et Harper ont refusé de modifier la Loi canadienne sur les langues officielles afin que le gouvernement fédéral reconnaisse que le français est la langue officielle et la langue commune au Québec.
Les fédérastes ont refusé de s’engager à ne pas entraver les objectifs de la Charte québécoise de la langue française.
La solution n’est pas compliquée. C’est une langue officielle qui rassemble tous les citoyens, qu’ils soient unilingues ou multilingues.Un pays Québec unilingue français,laic et neutre.L’élection d’une équipe d’indépendantistes suivie de la déclaration de l’indépendance du Québec à l’Assemblée nationale.Cela pourrait s’accomplir dès 2013.
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
Déjà un millier d’infractions possibles à la loi 101 !
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html
Et pour conclure voir là
http://espace.canoe.ca/jptellier/blog/view/348812
Sources ;
Mario Beaulieu, président SSJB deMontréal et Luc Thériault président du MMF,vigile,12 mai 2009
Charles Castonguay,L’Aut’Journal,11mai 2009
Adaptation de Jean Paul Tellier
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