POÉSIE: je borde le zappe de mon cœur de Marc Cantin
Je borde le zappe de mon cœur qui bat sur les médias de l’oubli, sans actualité pour en partager les nouvelles de mes sentiments qui s’éteignent sur le doigt de mon âme.
Dans l’écran de ma noirceur se trouve l’ombre de mon émoi qui se berce dans les couleurs de sa rage pour devenir des silences de paix perdus dans la colère de ses vents et les frissons sans larme sur les murs de ses graffitis qui tatouent le jugement de l’autrui sans ombrage pour partager le fauteuil de son ignorance.
Seul avec le miroir de ma mort, je regarde la seringue de ma liberté qui côtoie les veines de mes peines enfermées dans le tube du mépris et l’aiguille de mes lourdeurs coulent sans heure dans un temps qui contient le sang de mon amour.
Aux sacrifices de ma parole, je regarde le plancher de mes mots qui se cachent sous le tapis de mon texte sans paragraphe pour en consoler la langue de mes cris et au gris de mes poussières s’envolent mon esprit dans l’illusion des mes peines.
Au regard de la honte de ma pauvreté s’affiche sur une toile d’orgueil qui peint l’abstrait de mes souffrances et dans la peinture de mon cadre se trouve le pinceau de ma création perdue dans l’encre de ma main qui contient la paume de la valeur de mon itinérance.
Avec toute ma force, je me lève sur l’absurdité des autres pour sentir le courage de mes peurs qui envahissent la noirceur de ma pièce, sans lumière pour me guider dans l’écoute de mon senti, je danse avec l’hantise de mon évasion pour me sentir un humain de ma foi.
J’attends les rires de mon enfance oubliés sur une table de souvenirs et les pas de mes échos marchent dans le vide de mon être car la route de mon corps est seule avec son verbe aimé.
Ma peau brûle sur des balles de guerres qui résonnent dans mon intérieur et l’extérieur de ma chair est troué par le fusil de mon évasion qui renferme la poudre de mon canon dans les cillements du fœtus de mon pardon.
Dans l’isolement de ma camisole se trouve mon avoir qui est pris dans les chaines de mon dos, sans aide pour l’évasion de ma solitude et la clé de mes désirs tombent sur la froideur de mon sol pour s’endormir sur la fatigue de ma mémoire, sans drap pour habiller les saisons de mes rêves.
Droit d’auteur : Composé par Marc Cantin 2009-08-16 23:02:15
Recherche éditeur : marccantin@videotron.ca
Site Web: http://www.marccantin.com
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